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À quarante ans...

À quarante ans... - Martine Lemieux

Il y a plein de choses que je sais à présent, et dont je n’avais aucune idée à vingt ans. Maintenant, après la quarantaine, j’essaie de profiter au mieux de temps qu’il me reste. Ainsi, tout ce qui compte se passe ici, et maintenant. Je vieillis, et je suis consciente que cette journée pourrait être ma dernière. Pour cette raison, j’ai pensé à contacter un conseiller en gestion du patrimoine familial. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. J’aimerais régler mes affaires avant qu’il ne soit trop tard.

Je remercie Dieu de m’avoir permis de vivre encore un an de plus, et je prie qu’il me laisse la santé pour vivre encore au moins, une autre année.

À présent, je sais que je n’ai rien à prouver à personne. Ni à moi-même d’ailleurs. J’ai appris à être indulgente avec moi-même, et regarder au-delà de mes propres défauts. J’ai regagné ma paix intérieure. Non, je ne suis pas complétement Zen, mais j’ai appris qu’il fallait accepter mon destin, au lieu de contester chaque situation, et à m’épuiser inutilement.

À quarante ans, c’est l’heure des bilans. Maintenant, je sais que les vraies richesses sont les expériences vécues, et que la vérité a plusieurs visages. J’ai cessé de vouloir d’être parfaite. De plus, j’ai arrêté de voir les amis toxiques qui me sapaient le moral, plutôt que de me faire rire aux éclats.

Je sais aussi qu’il y a des questions que je porterai avec moi toute la vie. Aussi, qu’il y a des gens qu’on rencontre pour une raison ou une autre. Et qu’il y a des courtes histoires d’amour qu’on gardera dans nos cœurs pour toujours. Oui, l’amour réel existe, c’est juste qu’il prend des formes différentes avec le passage des années. Heureusement, je peux les reconnaître.

Je m’amuse quand je lis des histoires concernant la crise du milieu de vie. Histoires où les femmes ont envie de tout lâcher dans leur vie, et de s’enfuir comme de voleuses, mais elles restent pour éviter de plonger toute la famille dans le chaos. Celles qui le font, ne réalisent pas que les dégâts sont irrémédiables, et que les blessures restent béantes.

À vingt ans, je pensais que toutes les personnes que j’aimais resteraient dans ma vie pour toujours. Je ne concevais pas les perdre. Je n’étais pas consciente de la mort. À cet âge-là, je n’avais vécu qu’un ou deux décès, et je considérais la mort comme quelque chose d’irréel. Après la perte de quelques-uns de mes meilleures amies et ainsi que celle de mes parents, je sais que c’est une chose de tout à fait réelle.

À propos de l’auteur :

author

Passionnée de mode depuis ma plus tendre enfance (je chipais les magazine de ma mère), j’ai maintenant une carrière dans le monde du vêtement. En effet, je gère une superbe boutique de vêtements branchés à Québec et j’agis aussi – à temps partiel – comme styliste personnelle. Mais en plus de cette passion vestimentaire : j’adore écrire! C’est pourquoi j’ai décidé de me créer un blogue et d’écrire sur mes passions et mes réflexions au quotidien. J’espère que vous apprécierez! À bientôt!