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Une dure journée pour toutes les deux

Une dure journée pour toutes les deux - Martine Lemieux

J’ai enfin eu le travail que j’ai attendu depuis des mois dans ce commerce de porte et fenetre Saint-eustache. En fait, cela faisait plus d’un an que j’essuyais refus après refus. C’était, il y a environ trois mois que j’avais postulé pour l’énième et la dernière fois. J’étais découragée et je me suis dit que j’abandonnais. Et au moment inattendu, alors que je n’y pensais plus, la réponse m’était tombée comme un cadeau du ciel : « Votre candidature a été acceptée, vous prenez votre poste dans une semaine ». Mais je ne suis pas ici pour parler de mon nouveau poste. Je vais plutôt parler du bouleversement que ça a occasionné dans ma vie. Je ne l’avais réalisé qu’à ce moment : tout va changer. Tout à coup, la joie et la surexcitation d’avoir eu le travail tant espéré s’étaient transformées en panique. Comment allais-je organiser mon planning ? Le plus important, la priorité des priorités était de trouver une garderie pour ma petite fille de deux ans et demi. Et l’idée de me séparer de ma fille et de le confier à des inconnus m’effraye au plus haut point. Elle n’a encore que deux ans. Pourtant, il le faut. Même si ça me peine de l’y envoyer, il fallait que je la prépare à cette idée, je disposais d’une semaine. Je me suis mise en quête d’une garderie que j’avais trouvée sans mal, il leur restait une place, juste pour ma fille. C’était déjà bon signe. Le personnel avait apparemment l’air bien. J’avais ensuite acheté ce qu’il fallait pour elle, entre autres, des livres de coloriage, des crayons de couleur et des albums pour mieux la préparer. Donc chaque jour, je consacrais une demi-heure, sans trop la brusquer non plus, pour la préparer. Je lui parlais de mon nouveau travail, de sa nouvelle garderie, des amis qu’elle va se faire, je faisais du coloriage avec elle, je lui lisais des albums…

Puis le jour tant redouté arriva. Je devais la conduire à la garderie d’abord. Arrivées sur les lieux, et ce, malgré l’accueil chaleureux de la directrice et du personnel, ma fille s’est mis à fondre en larmes. Accrochée à ma jupe, elle n’a pas voulu franchir la porte, accoudées l’une à l’autre et donnant l’air encore plus impressionnant de la grande salle de la garderie. Après plusieurs tentatives avortées pour la calmer, on a dû finalement la traîner dans la salle. Et moi, c’est avec la gorge nouée, la jupe froissée et mouillée par les larmes de ma pauvre petite chérie que je me suis rendue à mon lieu de travail. Pour une première journée de travail, ça a plutôt mal commencé, j’avais du mal à me concentrer. Et c’était avec soulagement qu’à la fin de la journée, j’avais retrouvé ma fille, tout sourire. La journée a été longue pour toutes les deux.

À propos de l’auteur :

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Passionnée de mode depuis ma plus tendre enfance (je chipais les magazine de ma mère), j’ai maintenant une carrière dans le monde du vêtement. En effet, je gère une superbe boutique de vêtements branchés à Québec et j’agis aussi – à temps partiel – comme styliste personnelle. Mais en plus de cette passion vestimentaire : j’adore écrire! C’est pourquoi j’ai décidé de me créer un blogue et d’écrire sur mes passions et mes réflexions au quotidien. J’espère que vous apprécierez! À bientôt!