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Une passion vécue

Une passion vécue - Martine Lemieux

La dernière fois que nous sommes déménagés, je n’aurais jamais cru que la maison me reviendra un jour. Étant la cadette, j’avais toujours imaginé ma vie loin de mes parents. Mes deux frères ainés étaient ceux qui devaient hériter de ce domaine, mais la chance m’a souri. Ils ont décidé de bâtir leur avenir à l’étranger et découvrir le monde aux côtés de leurs chères et tendres épouses. C’est alors que je devins propriétaire d’une belle maison ancienne, entourée d’un terrain exploitable de plus de trente mètres carrés. Quand la maison fut transférée à mon nom, mes parents ont, eux aussi, pris la décision partir vivre à la campagne. En fait, ils se sont payé une magnifique cabane avec une superbe vue sur une montagne. Ils avaient tout simplement envie de changer d’air, et surtout, de retrouver le calme et l’air frais.

Un mois sans répit

Dès la semaine qui a suivi leur départ, je me suis mise à étudier comment j’allais réussir à entretenir la maison et le jardin comme il faut. Pourtant, cet endroit avait bien besoin d’une décontamination. J’avais vraiment du pain sur la planche, mais je n’avais pas le droit de me plaindre. Même la femme de ménage et les deux ouvriers qu’avait embauchés mon père auparavant, ne parvenaient pas à accomplir les tâches à eux seuls. Au lieu de rester les bras croisés à donner sans cesse des ordres, je me suis retroussé les manches. Après avoir terminé l’organisation et le réaménagement de chaque pièce de la maison, nous sommes tous passés à l’extérieur. Je m’arrangeais pour établir des plans de mise en œuvre pour avancer le plus vite possible dans les travaux. D’ailleurs, je n’avais pas beaucoup de temps. Étant enseignante, les cours reprendront dès le début du mois prochain. Il fallait à tout prix décupler la vitesse de traitement. Non seulement, il y avait toute la friche à débarrasser, mais en plus, j’avais prévu d’exploiter chaque mètre carré, en aménageant le jardin en un beau verger d’un côté et un petit potager de l’autre. Je ne laissais que deux pas de coin gazon devant la porte principale.

Comment suis-je parvenue à devenir totalement autonome

Cultiver la terre était une nouvelle expérience pour moi. Malgré l’aide de mes amis, l’entreprise était vraiment fatigante. Et le plus difficile, ce n’était pas le fait de retourner la terre, ni assurer l’arrosage des plants quotidiennement. Le plus ardu, c’était d’attendre et d’espérer que les jeunes pousses apparaissent. Et au bout de quelques mois, ce beau jour était enfin arrivé. J’ai rappelé le personnel pour aller voir ensemble le résultat de notre dur labeur. La bande de tomate cerise que nous avions installée, commençait à donner de beaux fruits appétissants, tandis que les arbrisseaux grandissaient comme on l’avait espéré. J’avais planté pas mal de fruits et légumes, de manière à ce que nous puissions cueillir dans le jardin, au moins, le jus de fruit du matin, la salade à servir au dîner, et les belles tomates pour faire la soupe du soir. On a réussi haut la main le défi que je m’étais suis fixé. Je peux désormais dire qu’on est pleinement autonome, et qu’il faut vouloir le succès pour atteindre un jour son but.

À propos de l’auteur :

author

Passionnée de mode depuis ma plus tendre enfance (je chipais les magazine de ma mère), j’ai maintenant une carrière dans le monde du vêtement. En effet, je gère une superbe boutique de vêtements branchés à Québec et j’agis aussi – à temps partiel – comme styliste personnelle. Mais en plus de cette passion vestimentaire : j’adore écrire! C’est pourquoi j’ai décidé de me créer un blogue et d’écrire sur mes passions et mes réflexions au quotidien. J’espère que vous apprécierez! À bientôt!